
L’acteur Daniel Craig reprend ici pour la deuxième fois le rôle de l’agent 007, aux côtés de la bondgirl Olga Kurylenko. Dans cette nouvelle aventure trop peu travaillée, se situant une heure après celle de Casino Royale, James Bond est des plus torturés par la mort de Vesper et ne cherche qu’à se venger. Les scènes d’action sont nombreuses, trop, souvent au détriment du scénario, et il y a souvent des erreurs de raccords dans les combats. On a l’impression qu’en enlevant les poursuites à pied ou en bateau et les explosions, on pourrait résumer l’ensemble en un court métrage, qui se contenterait de nous faire voyager de l’Autriche à l’Amérique du Sud en passant par l’Italie.
En plus de cela, le réalisateur, Marc Foster, a choisi de laisser tomber toutes les caractéristiques habituelles de James Bond. Finis le tombeur de femmes et le traditionnel humour anglais. Exit, les gadgets technologiques surréalistes et les voitures avec options qui le sauvent à la dernière minute. James Bond évolue dans un monde des plus réels, où il n’a de respect pour rien ni personne. Où il laisse les cadavres nombreux sur son passage, tout en déchirant des chemises pour panser ses blessures.
Finalement, pour les fervents admirateurs du traditionnel agent 007, le film se révèle bien décevant. Pour les amateurs d’explosions en tout genre et ceux qui préfèrent le côté plus réaliste du James Bond de Casino Royale, c’est un bon divertissement, sans plus. Quantum of Solace n’est définitivement pas le film de l’année !