Le Mouton Noir s’est assuré de ne rien manquer de «Lentement la beauté» de Michel Nadeau, avec une mise en scène de Julie-Anne Leblanc. La pression était forte, mais les étudiants-comédiens ont relevé le défi avec brio. On a pu constater que tous les comédiens n’étaient pas au même niveau sur la scène, néanmoins, on a su donner les rôles-clés aux bonnes personnes. Je n’ai que des éloges à faire au jeu d’Adam Samson dans le rôle principal de M. l’Homme et de Marie-Pier Perreault, qui faisait sentir une certaine chaleur à travers toute la salle à travers son interprétation. Mention honorable également à Susie Richer-Boisvert et son extrême polyvalence dans les personnages!
L’histoire, était très agréable. J’ai eu peur au tout début, ne sachant pas à quoi m’attendre: fort heureusement, tout s’est très bien justifié, chaque petit détail qui nous faisait nous demander ce que ça pouvait bien apporter à la pièce a eu droit à une explication quelque part, ce qui faisait en sorte que tout avait vraiment du sens. Seule la fin m’avait laissé avec des questions.
Maintenant, c’est l’heure des commentaires en vrac: le choix musical était intéressant. Petite idée comme ça: ça aurait pu être intéressant de demander l’aide d’un compositeur du cégep pour faire quelques pièces (on a un programme de composition en musique exprès pour faire des beaux petits projets comme ça, pourquoi s’en priver?), ça aurait peut-être ajouté un petit quelque chose. Gardez la suggestion pour l’an prochain… Sinon, à quelques moments, la musique était un tantinet trop forte, ça enterrait les paroles qui avaient aussi bien de l’importance. Pour ce qui est de l’éclairage, je ne suis pas sûr que c’était parfait… il y avait beaucoup de scènes plus ou moins bien éclairées. Je veux bien croire que c’était voulu, mais trop sombre, ce n’est pas l’idéal, surtout quand c’est ainsi surexploité. Par contre, félicitons chaleureusement les décors, plus précisément leurs changements. Les comédiens ont su comment créer une salle en à peine quelques secondes et quelques déplacements. Un échec sur ce plan aurait complètement gâché l’effet que tout le monde court dans la pièce, si on avait mis une grosse coupure entre les différents lieux.
Quoi qu’il en soit, mon commentaire principal sera le suivant: c’était un très bon moment à passer. Ceux qui y ont assisté sont probablement d’accord, les autres ne sauront jamais ce qu’ils ont manqué… tant pis!
Mais ce n’est pas tout! N’oubliez pas qu’un autre groupe de finissants d’Arts et lettres présentera une autre pièce prochainement, «Les pieds des anges», les 15 et 16 avril prochains. Ne manquez pas ça!