Duplicité : l’hypocrisie des cinéastes
Virginie Blanchette-Doucet
Le Mouton Noir, Drummondville
16 Avril 2009
Le « grand retour de Julia Roberts », annonçait-on dans les publicités pour le film Duplicité. Expression dont on aurait pu manifestement se passer…

Affiche du film
Comédie romantique à saveur d’espionnage, Duplicité n’est et ne sera certainement pas le film de l’année. On pourrait résumer le film en cette simple phrase « Qui est pris qui croyait prendre. » Quand les Américains apprendront-ils qu’il ne suffit pas de mettre de gros noms en tête d’affiche pour que leur film soit un succès? Julia Roberts et Clive Owen forment ici un couple boiteux, à qui le scénario est loin de rendre service.
Et que dire des nombreux aller-retour dans le temps, censés nous garder un peu de suspense, mais qui nous confondent plus qu’autre chose en fin de compte? On a envie de rire quelques fois, mais on est tellement perdus dans l’histoire qu’on finit par s’en lasser. C’est sans parler du montage atroce et des transitions de style photos qui reviennent beaucoup trop souvent.
N’allez pas voir ce film. Il en sort plein, de bons films québécois, ces derniers temps. Les films aux scénarios bâclés des Américains sont d’autant plus désuets.
Le Mouton Noir
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