Il fut un temps où le salon du Québécois moyen des années 80 était rempli de terreur lors de soirées cinéma avec les célèbres séries de Vendredi 13. Ce classique des fans de films d’horreur sanglants met en vedette le meurtrier lui-même, Jason, qui a fait un retour en salle de théâtre pour nous présenter sa toute nouvelle version de Vendredi 13, créée en 2008. C’est avec sursaut qu’on visionne ce film d’épouvante gavé de scènes imprévues, de meurtres aussi ridicules les uns que les autres, de sexualité (peut-être devrait-on baptiser certaine scènes autrement…) et de déjà vu. À vrai dire, il s’agirait plutôt d’une satire, selon l’accord de plusieurs auditeurs. En effet, des rires surgissaient de partout dans la salle tellement le film n'avait ni queue ni tête. Il y avait là un grand manque de suspense, chose qui est indispensable pour la réussite d’un film d’horreur. Juste pour donner une idée, les fameux actes où la plantureuse demoiselle s’engage dans une sombre forêt garnie d’indices qui lui montre très clairement que le tueur la suit depuis plusieurs heures avec une tronçonneuse en marche sont plutôt la majorité de ce qu’on regarde pendant 2 heures de visionnement. Un seul mot pour en finir avec la description de ce film : nul.