La Rotonde nous promet, pour sa quinzième saison, une programmation toute en comparaisons, en différences et en mouvements, où sons et images s’entrechoquent pour nous transporter dans un univers de contrastes. En tout, neuf créations de danse contemporaine en provenance de la France, de Vancouver, de Montréal et bien sûr, de Québec, fouleront les planches de la Salle Multi, du Grand Studio de La Rotonde et du Musée de la civilisation.Danièle Desnoyers, chorégraphe de la troupe Le Carré des Lombes de Montréal, aura l’honneur d’y aller du coup d’envoi avec sa création Là où je vis. Agencement multidisciplinaire flirtant avec la danse, les arts visuels et la musique électronique, le spectacle aura lieu du 14 au 16 à la Salle Multi du Complexe Méduse. Il promet un dévoilement de l’harmonisation des corps dans leur surprenante mécanique. Les contrastes de cette saison continueront de cohabiter à travers la collaboration de deux grands créateurs, qui mêlent leurs talents depuis 2004. Harold Rhéaume de la compagnie Le fils d’Adrien et le Français Yvann Alexandre s’unissent pour explorer Jumeaux. Inspirés de l’œuvre de l’autre, tout deux présenteront une création individuelle pour conclure avec la pièce de résistance, un quatuor, une œuvre commune.Des neufs spectacles qui composent la saison 2010-2011 de La Rotonde, cinq d’entre eux sont de nouvelles créations. Le pari est lancé quant au nombre d’abonnements, qui ne cesse d’accroître d’année en année. Ne serait-ce que pour avoir la chance de découvrir l’imaginaire de Karine Ledoyen et sa compagnie, Danse K par K? Après le succès de Julio et Romette et Cibler, Air évolue dans une lignée similaire, où la fougue et le dynamisme de la chorégraphe atteignent des sommets impressionnants. Inspiré par la théorie des cordes, le travail de création de Ledoyen s’oriente d’après le principe expliquant que l’univers serait bâti à partir de cordelettes vibrantes ayant toutes une tension propre à elles. Air pose l’individu à travers ces constatations et dans la collectivité qui l’entoure. L’air comme élément visuel et élément sonore. Un prétexte à la poésie de l’image, promesse d’images percutantes. La quinzième saison de La Rotonde se présente sous l’angle de l’ouverture, de l’extravagant et de l’étonnant. À travers la poésie corporelle de Karine Ledoyen, la danse de rue d’inspiration industrielle du 605 Collective de Vancouver, trois créations présentées au jeune public et l’inquiétante atmosphère de Cocoon d’Annie Gagnon, les contrastes s’affrontent cette année au centre chorégraphique contemporain de Québec.
