Roulant sa bosse depuis 2005, ce n’est que tout récemment que le duo composé à l’origine de Dominic Faucher et de François Leblanc s’est élargi. Depuis, le quatuor Tracteur Jack ne cesse de se démarquer sur la scène québécoise, accumulant spectacles et apparitions médiatiques de tous genres. Véritable vent de fraîcheur, la formation offre aujourd’hui le fruit de ses efforts : un tout premier album intitulé Western Camembert. Une galette éclectique, aux influences multiples et aux mélodies endiablées. Un bon timing avec l’été qui commence. On accroche dès le départ à « Touch Me ». Une seule écoute suffit à vous coller le refrain au cœur et à la tête des jours durant : « I don’t want you to say that you love me. Just touch me. » Un pur petit bijou. Contagieux à souhait. Il y a aussi la pièce « Sapporo Ichiban » ( comme les nouilles en sachet ), récit d’une conquête s’étant plutôt mal terminé. Et que dire de la guitare mordante dans « Tim Horton’s » : une petite touche de rock bien placée. Les membres de Tracteur Jack impressionnent par leur maîtrise d’un style qui leur est propre. Car le mélange de jazz, de rockabilly et de rock aurait aisément pu être chaotique. Mais on ne s’y perd pas, on y gagne. Le tout reste organique, à la fois chargé mais aussi très épuré, bien travaillé, mais sans être trop léché. Deux semaines de travail acharné dans un chalet auront suffi pour permettre au groupe de pondre un premier effort tout à fait convainquant. Un solide pas vers un filon musical à leur image. Un incontournable pour les assoiffés de nouveauté et d’originalité.
