Les vidéos présentés étaient divisés en trois catégories  : documentaire, docu-fiction et vidéo d’art. Les jeunes femmes ont travaillé durant quatre mois à la préparation de ces courts-métrages, dans le cadre du Laboratoire d’exploitation en arts médiatiques organisé par l’organisme Vidéo femmes. L’expérience leur a avant tout apporté « des connaissances techniques, de meilleures structures, des idées et un réseau », a expliqué Marie-Pierre Savard, l’auteure de « Tire-toi », un docu-fiction la présentant en train de se faire tirer les cartes. De même, pour Isabelle Duval, auteure de « Le prêtre et l’aventurier », un court-métrage qui traite de la religion au travers d’une randonnée sur les bords du Saint-Laurent, sa participation aux Labo*Rieuses est partie d’une envie « d’avoir une formation, de se donner une démarche plus constructive », ainsi que produire des films de meilleure qualité technique. Et surtout, « avoir un vrai lancement », a ajouté la réalisatrice.Chaque réalisatrice était libre dans le choix du thème abordé dans son film. Isabelle Duval a vu l’occasion de « parler de quelque chose d’important. On en parle ( de la religion )un peu de façon négative. J’avais le goût de montrer dans la sphère publique et artistique [un côté plus positif] », a expliqué l’artiste. Un des avantages de l’atelier a été de travailler entre femmes. « Se retrouver entre filles, c’était peut-être plus facile. Quand il y a des gars, on dirait qu’on a plus peur de s’assumer. Ça c’est un avantage. C’est Vidéos Femme qui fait ça ! », s’est enjouée Marjorie Champagne, l’auteure du court-métrage « Fred ou Québec 2.0 » qui, au travers du regard du propriétaire du Cercle, Frédéric Poitras, expose au public la Ville de Québec. Le visionnage des films a accueilli un franc succès de la part du public. « Dans tous les courts-métrages, il y avait une sensibilité humaine », a commenté Marie-Pier Boucher, étudiante en communication à l’Université Laval. « C’était une bonne chose qu’il n’y ait que des filles car elles ne sont pas nombreuses dans le domaine du cinéma. C’était l’occasion de leur donner une chance », a poursuivi l’étudiante. Le court-métrage de Katie Gagon, La Run, a été élu film préféré du public lors de la projection. Celui-ci traite du métier de camelot, au travers d’un reportage montrant la tournée d’un livreur. « C’était intéressant de voir comment cette personne travaillait, c’était une bonne façon de lui rendre hommage », a ajouté Mlle Boucher.
