Antipodes musicaux
Christine Rousseau
Impact Campus, Québec
15 Juin 2010

Après un premier rendez-vous manqué prévu en février, c’est mardi dernier que la Londonienne Ebony Bones a finalement pris d’assaut le Cercle. La chanteuse et son groupe étaient en feu et ont offert une performance haute en couleur, dans un spectacle qui en a mis plein les oreilles et plein la vue aux amateurs réunis pour l’occasion. Connue pour son style extravagant et ses rythmes dansants, mélange de pop tropical et de post punk aux accents parfois tribaux, Ebony Bones a enfilé les pièces de son album Bone Of My Bones, son premier, et a soutenu l’intensité au maximum durant sa très funky – quoique un peu courte – prestation. La foule s’est rapidement réchauffée et a dansé à souhait, les spectateurs euphoriques allant même jusqu’à envahir la scène lors du rappel. À souligner parmi les plaisirs visuels et sonores, la performance et le travail chorégraphiques des deux choristes ainsi que, bien sûr, le look d’ensemble de la bande, mélange de party costumé et de retour en force du fluo. Une soirée festive et à haut voltage, où il y avait assurément de l’électricité dans l’air.
Banjos et autoharpe
Présentée en collaboration avec Antenne-A et le Festival folk de Québec, la soirée de samedi mettait quant à elle en vedette l’auteure-compositeure torontoise Basia Bulat. Avec deux albums à son actif, dont le plus récent Heart Of My Own, paru en janvier 2010 et avec lequel elle a tourné en Europe et aux États-Unis, Basia Bulat commence assurément à tailler sa place au sein de la grande famille folk. Montée d’abord seule sur scène pour interpréter une pièce acapella, l’on n’a pu qu’être saisis par la puissance et le caractère envoûtant de la voix de la jeune femme. Si sa musique est posée et vaporeuse sur disque, sur scène, la chanteuse déploie une vigueur et un plaisir contagieux. Accompagnée de quatre musiciens, dont son frère à la batterie, Basia Bulat a offert une prestation toute en simplicité et en générosité, alternant les ballades et les airs plus rythmés, y allant même d’une pièce en polonais, qu’elle doit à sa mère, d’origine polonaise. Basia Bulat et son groupe furent précédés sur scène de la formation de Québec Isabeau et les chercheurs d’or et de la Montréalaise NEeMA. L’auteure-compositeure-interprète, soutenue par Leonard Cohen, propose une musique mélangeant les influences folk, jazz et pop, qu’elle a livré avec une charge émotive certaine.
Impact Campus
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