
Au moment de mettre sous presse, les chefs des trois principaux partis, le sortant Gordon Brown ( Travailliste ), le favori David Cameron ( Conservateur ) et le nouvel arrivant Nick Clegg ( Libéral-Démocrate ) étaient encore en négociations afin de former un gouvernement : à la différence de la tradition canadienne à la Chambre des communes, le gouvernement britannique est plus strictement formé par un groupe qui possède une majorité de députés.Lundi, le service de nouvelles de la BBC faisait état de négociations serrées en citant un assistant de David Cameron qui disait espérer un couronnement de son patron en journée.Depuis jeudi dernier, jour du scrutin, les rumeurs de négociations entre les Conservateurs de M. Cameron et les Libéraux-Démocrates de Nick Clegg se font de plus en plus persistantes. Le journal Financial Times relate des progrès importants, reflétant la volonté des Conservateurs de former un gouvernement rapidement. David Cameron s’était fait connaître pour ses positions tranchées sur les questions de l’immigration et de la fiscalité. La plateforme de son parti propose, entre autres, un service citoyen national pour les adolescents, une réorganisation des forces armées et un « ménage » général du système politique du pays.Au centre des débats électoraux figurait aussi la question de la réforme électorale : comme au Canada, le système de scrutin uninominal à un tour et la composition du Sénat font des vagues au Royaume-Uni. Tant M. Clegg que M. Cameron ont fait une certaine place à des réformes en ce sens dans leurs campagnes.
