Podz, de son véritable nom Daniel Grou, a adapté sur grand écran le roman à succès de Patrick Senécal Les sept jours du talion. La sombre oeuvre sortira dans les salles le 5 février.L’oeuvre de Patrick Senécal a déjà connu quelques adaptations cinématographiques. La dernière d’entre-elles, 5150 rue des Ormes, a rencontré un vif succès auprès du public et de la critique. La barre était donc haute pour Podz. D’autant plus que l’adaptation du roman Les sept jours du talion est le premier long métrage du réalisateur. En émerge un résultat plutôt mitigé.Les sept jours du talion est un film très sombre, davantage encore que son prédécesseur 5150, rue des Ormes. Fidèle à l’atmosphère du livre, on retrouve un emmêlement impressionnant d’émotions allant de la joie à la frayeur, en passant par la folie ou l’amour. L’histoire est relativement simple : Bruno et Sylvie Hamel s’aiment et partagent leur vie avec leur fille Jasmine. Un jour, cette dernière est retrouvée morte. Il s’avère qu’elle a été violée avant d’être assassinée. Dès lors, le père de famille s’entête à vouloir venger sa fille et kidnappe l’accusé, Anthony Lemaire (Martin Dubreuil), pour lui faire subir « les sept jours du talion ».On s’attend à ce que la folie de Bruno Hamel (Claude Legault) entraîne des scènes de violence. Et les spectateurs sont servis. Certaines séquences approchent même l’insupportable. Dans une succession de coups, d’hémoglobine et de hurlements, la loi du talion - oeil pour oeil, dent pour dent - est respectée par le protagoniste et apparaît parfois comme légitime pour le réalisateur.Malgré le jeu sublime des acteurs et une direction photo réussie, Les sept jours du talion n’est pas recommandé aux âmes sensibles.
