Jeudi soir : la presque fin de semaine. Le mascara coule à flots, le crêpage reprend ses droits sur la gravité. On sort. On enlève ceci, on met cela. Il a beau faire 20 en dessous de zéro, la mini jupe et les talons-hauts (pas de bas, s.v.p) sont rois. OUI, MAIS…Le décolleté, ca passe. La jupe courte en plein mois de février : risqué, mais on ose. Y fait « frette », mais ça doit valoir le coup, non ? Je vous pose une dernière question , sérieuse cette fois-ci. Seriez-vous prêt(e) à sortir avec pour seul vêtement DU RUBAN JAUNE « ATTENTION ». OU : enveloppé(e) dans le DRAPEAU CANADIEN. OU : en SOUS-VÊTEMENT  ! ?&/  !*…………STOP. Je préfère ne pas avoir de réponse, là , là , maintenant  : de toute façon, ce jeudi-là , je l’ai eu ma réponse.Quand tu vois plus de peau que de tissu, la limite du « pas habillé pantoute » a été atteinte, non ? ! Je ne vénère pas les cols roulés, mais je trouve qu’il y a des limites à être TOUT NU. EN PUBLIC. Le ruban jaune, le drapeau du Canada et les sous-vêtements faisaient VRAIMENT office de tenue pour bon nombre de jeunes personnes que j’ai vues ce soir-là . Et on ne parle pas d’un party thématique « habille toé pas ». Une soirée comme une autre, t’sais. Tout ça pour dire que sans nécessairement sortir en « bobettes » au bar, il y a des excès dans l’accoutrement de notre jeunesse fêtarde. Et je n’ai pas 34 ans, j’en ai 21: je m’inclus moi aussi dans la « jeunesse fêtarde ». Mais imaginez : des gens MEURENT d’hypothermie, tout habillés, avec leur habit de neige , parce qu’ils sont tombés dans un lac gelé... Imaginez maintenant ce qui pourrait arriver aux filles qui n’ont pas mis de collants ce soir-là (ni de bas dans les talons-hauts) et qui n’ont qu’une mini-jupe pour éviter le stress thermique ( !). L’arrêt de bus est loin. Faut marcher longtemps. Un drame qui pourrait être si facilement évité…À la semaine longue, pour Impact Campus, je passe mon temps à fouiller les maladies les plus abominables et fais ressortir les recherches qu’on mène à leur sujet et les avancées qui promettent de trouver un traitement. Après cette étude des plus « cliniques » que j’ai moi-même réalisée officieusement ce jeudi-là , au bar, je déclare l’apparition d’une nouvelle maladie, grave – et contagieuse en plus. Mais curable. J’ai nommé : la TOUNUTISE DÉNÉGÉRESCENTE. Elle touche la population en général ; pas plus et pas moins en bonne santé ou en forme physique que les autres. Mais elle les affecte gravement. Ladite maladie provoque une envie irrémédiable de sortir avec « rien-sur-le-dos » et on la dit dégénérescente parce que, plus on enlève de morceaux, et plus on a envie de récidiver. Mes observations sur une centaine de patients atteints m’ont révélé que la vue d’individus (de sexe féminin surtout) à moitié nus provoque une réaction en chaine de « la-prochaine-fois-que-je-sors, j’aurai-une-jupe-encore-plus-courte » ou « la-prochaine-fois-que-je-sors, j’essaierai-de-repérer-la-fille-avec-le-plus-moins-de-linge ». Plusieurs laboratoires existent dans la ville de Québec si l’envie vous prend d’observer le phénomène ; vous connaissez aussi bien que moi les bars de notre ville.Alors voilà , mon cri du cœur est fait. Mais pensez-y la prochaine fois que vous aurez envie de sortir avec un top en serviette à vaisselle ou des cartes à jouer collées sur vos sous-vêtements ET rien d’autre que ça... Bonnes engelures !
