Fondée par les artistes Pierre Allard et Annie Roy, l’Action terroriste socialement acceptable ( ATSA ) existe depuis dix ans. Engagée dans une lutte pour une société «plus juste, plus digne, plus humaine», l’ATSA organise différentes manifestations et performances urbaines, la plus connue étant certainement les États d’Urgence, un mani-festival en faveur d’une meilleure « hygiène sociale », qui se tient chaque année fin novembre à Montréal. Parallèlement à ce 10e anniversaire, le réalisateur Magnus Isaacson et son collaborateur Simon Bujold viennent de faire paraître L’art en action, un documentaire sur le couple fondateur de l’ATSA.Bien connu pour ses documentaires politiques et socialement engagés ( La Bataille de Rabaska en  2008 , Vue du Sommet, sur le sommet des Amériques tenu à Québec en 2001 ) Magnus Isaacson a cette fois suivi, sur une période de quatre ans, Annie Roy et Pierre Allard dans leurs pérégrinations, à travers leurs réalisations, leurs combats et leurs remises en question, leur vie familiale et leurs implications sociales. En émerge un portrait juste et touchant de l’œuvre du couple, une incursion dans l’intimité de deux artistes qui ont choisi comme cheval de bataille l’action citoyenne. Et, si le documentaire amène le spectateur au cœur de la vie des artistes, la caméra ne se veut jamais voyeuse, mais réussit plutôt à se faire complice des protagonistes. Avec L’art en action, Magnus Isaacson et Simon Bujold réalisent un documentaire qui, au-delà du portrait, prend position pour une plus grande justice sociale et questionne sur le rôle de l’artiste au sein de la société. Présenté en première dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal le 12 novembre dernier, L’art en action prendra l’affiche à Québec le 4 décembre, au cinéma Cartier.
