La position la plus controversée qu’amène monsieur Bonaventure est certainement celle de fermer complètement à la circulation automobile le centre-ville de Québec. Avançant que de grandes capitales européennes, comme Londres, ont eu recours à cette méthode, il pense qu’en 2020, le prix de l’essence sera tellement élevé que presque plus personne n’utilisera la voiture. Dans la même veine, il appuie le système de Laissez-passer universel ( LPU ).Critiquant le manque de vision de Régis Labeaume, Bonaventure s’attaque aux projets de TGV et de Stade olympique. Pour lui, il faut plutôt « arrêter les folies » et laisser les entrepreneurs privés faire eux-même le Colisée. Il argue qu’investir de l’argent dans de tels projets ne permettrait pas à Québec, par la suite, d’obtenir des autres paliers de gouvernement l’argent nécessaire à la construction du tramway, qu’il voit quasiment comme la panacée pour Québec. Très enthousiaste à ce sujet, le candidat fait valoir qu’il coûterait beaucoup moins cher à long terme à la ville de construire un tramway, car « il y a un règlement au ministère du Transport [ ... ] qui dit qu’un métro, un tramway, un train, c’est le gouvernement qui paie », le gouvernement ne finançant que 50 % des autobus, en comparaison.Il voudrait également resserrer les normes de constructions de bâtiment. Disant que de telles normes existent déjà concernant, par exemple, la hauteur des bâtiments, il voudrait que tous les nouveaux bâtiments se conforment à la norme de construction de bâtiments LEED ( Leadership, environment, energy, design ), visant à construire des bâtiments possédant une empreinte écologique restreinte. Il considère que les étudiants de l’Université peuvent très bien participer à la modernisation de Québec, mais soutient qu’il n’est pas du ressort de la Ville d’accorder des bourses dans ce domaine. Les ingénieurs comme les architectes seront intéressés à faire des projets pour Québec grâce à des incitatifs sur la valeur LEED. Comme les bâtiments coûteraient plus cher en vertu de ces normes environnementales, la ville recevrait plus d’argent en taxes.À partir de cette vision du développement, l’aspirant maire met de l’avant une densification responsable de la Ville. Il faut selon lui penser dès la création d’un projet de moyen de transport qui s’y rendra, aux pistes cyclables et à la création de stationnements souterrains.Concernant les logements à prix modique, monsieur Bonaventure défend une vision de la mixité qui ferait en sorte que les services, les parcs et les gens aisés ne seraient pas isolés, mais en promiscuité. Il soutient que vivre dans un tel environnement incite les moins bien nantis à se sortir de la pauvreté et les riches à être sensibilisés à d’autres réalités. Monsieur Bonaventure donne l’exemple de sa propre histoire, confiant être né dans une famille peu aisée, mais a depuis cofondé la chaîne de restaurants La Piazzetta.
