
En plus d’être permissif à l’extrême, le DBL ball demande peu de moyens pour être pratiqué : un ballon de dodgeball, une pelouse, deux buts de hockey sans filet et deux équipes de six joueurs. Pour remporter une partie, il faut inscrire huit buts en un temps indéfini dans des cages disposées de chaque côté du terrain…à l’envers. La difficulté majeure du DBL ball se situe à ce niveau, puisque le joueur doit faire le tour du but avant d’y pousser le ballon. Comme son nom l’indique, le DBL ball se joue autant avec les mains et les pieds, mélangeant ainsi les règles du basketball, du soccer et du hockey. Grâce à cet aspect particulier du sport, M. Lévesque estime que tout le monde y trouve son compte. «C’est super simple comme sport, c’est fait pour que tout le monde touche le ballon», affirme-t-il.Accompagné de Kevin Paquet, vice-président exécutif, et de Charles Guillemette, vice-président administratif, M. Lévesque fait la promotion de son sport partout dans la ville de Québec, en proposant des ateliers dans les écoles. «Quand on y va, on arrive avec notre DVD et les gens disent que c’est génial, ça a l’air de bouger et que c’est parfait pour les jeunes», décrit-il. Le natif de Charlesbourg croit réellement en son sport. Dès son arrivée à l’Université Laval, il s’est inscrit à Entreprenariat Laval et a décidé de faire du DBL ball son projet de baccalauréat. L’année 2009 devrait être importante pour l’association de DBL ball de Québec (ADBLQ), puisque l’objectif est de l’incorporer. En effet, M. Lévesque ne veut pas constituer un organisme sans but lucratif (OSBL), mais bien une entreprise privée. «On ne veut pas créer une fédération, on veut créer une ligue comme dans la LNH (Ligue nationale de hockey), avec une franchise dans chaque ville. Le monde qui va gagner des millions en haut va redistribuer l’argent aux plus jeunes, explique-t-il. Un OSBL, ce n’est pas efficace, ça manque de ressources, d’argent, c’est inégal entre les régions. On veut orienter vers le client, qui est le joueur».
