«On regarde pour donner un montant. On travaille présentement à le déterminer», mentionne Mme Lacroix, en précisant que la réduction entrera en vigueur dès la rentrée scolaire.
Avec une baisse d'au moins 10 $, le laissez-passer mensuel coûtera donc 19 $ au maximum. «Nous voulons aider les étudiants à se passer de voiture, explique la directrice générale. J'ai l'impression que ça va être une nouvelle habitude à prendre pour eux.»
Déjà, le collège encourage le covoiturage en facilitant les échanges entre les gens qui ont une automobile et ceux qui se cherchent un transport. Les automobilistes peuvent inscrire sur le site internet du cégep leur offre de transport. «Mais le covoiturage, c'est encore un moyen où il y a une auto», souligne Marie-Johanne Lacroix. Le moins de voitures possible est le but que s'est fixé le collège.
Autres initiatives
Des initiatives sont aussi sur le point de voir le jour avec les MRC de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi. Dès le mois d'août, les étudiants du cégep de Granby provenant de Waterloo bénéficieront d'un transport collectif. Une fourgonnette de cinq places mènera travailleurs et étudiants vers Granby. Les jeunes intéressés devront réserver leur transport au moins 24 heures à l'avance.
Dans Brome-Missisquoi, une étude sera réalisée cette année afin d'évaluer la faisabilité d'instaurer un service de transport en commun pour les collégiens de la MRC qui étudient à Granby.
À Sherbrooke, l'université offre depuis quelques années le transport en commun gratuitement à ses étudiants. En deux ans, la gratuité du service a mené 40 % des étudiants à troquer la voiture pour l'autobus.
Une telle réduction du parc immobilier permettrait au cégep de Granby d'économiser sur les coûts liés au stationnement. L'automne dernier, le collège devait composer avec une liste d'attente pour le stationnement.
Des terrains prêtés par Desjardins rues Notre-Dame et Racine ont permis au cégep d'ajouter 129 places de stationnement aux 400 déjà disponibles. L'établissement collégial doit assumer les frais d'entretien de ces trois stationnements additionnels.
Et ces terrains ne sont que prêtés le temps que Desjardins trouve preneur pour sa caisse de la rue Saint-Antoine. Le cégep se dit prêt à acheter les stationnements si le propriétaire y consent. Autrement, le collège se retrouvera à la case départ, avec une liste d'attente. À moins que les étudiants ne prennent l'autobus.